Tu croyais vainement que tout avait changée. Tu te persuadait que tu avait changée. Voir même, tu osait croire que quelque chose te rendait spéciale. Mais ta vie, elle te prouve le contraire dès qu'elle en a la possibilité.
Tu tourne, tu tourne. Le vent se frotte contre toi avec une suavité inhabituelle. Tu le reçois comme une caresse bienveillante, un souffle inespéré. Tu es là, tu sourit, non pas parce qu'il le faut, mais parce que simplement, tu sourit. Ta peau, blanche, se gorge de soleil, elle prend vie grâce à cette nouvelle source. Les arbres font comme toi, ils dansent. Ils dansent et ils suivent le mouvement inégale de ce vent capricieux. Les feuillages crée cette douce musique pour toi. La fraîcheur de la rosée du matin sous tes pieds effleurant les herbes te pousse à aller plus vite, encore plus vite. Ton âme s'envole lentement, enfin tu en oubli tout. Tes paupières; abîmées par la réalité; refermés te proposent une vison moins amère qui te donne le goût fruité de la beauté des choses. Tes sens sont décuplé: tu apprécie avec ferveur l'odeur de la nature, tu ressent l'herbe qui flatte ton corps, tu est fasciné par ce qui t'entoure, tu goûte aux joies de la liberté.
Tu tourne, tu tourne. Ton corps va a l'encontre du vent inopportun. Tu ne le perçois qu'en tant qu'obstacle et tu te bat contre lui, contre une force invisible. Ta peau, blanche, se brûle au contacte des rayons l umineux. Les arbres dansent. Mais toi, tu ne danse plus. Ta vie s'essouffle, et tu n'a presque plus d'énergie. Les feuillages jouent toujours, mais tu ne les entendent plus, ou alors ils t'assourdissent. La rosée du matin te rend frileuse et fragilise tes pieds lacérés. Ton âme s'envole lentement, elle t'échappe , et tu n'oublie rien. Tes paupières ne peuvent plus de protéger de ce qui t'entoure car ellemême... tes yeux révulsent. Tes sens sont décuplé: Tu es répugné par l'odeur dégagée, tu ressent l'herbe qui te griffe petit à petit par ses pointes aiguisées, tu as la phobie de ce qui t'entoure, tu goûte aux joies de rêver à ta liberté.